Vu en bibliothèque

L’OFFRE DE SERVICES HANDICAP AU SCD DE L’UNIVERSITÉ DE POITIERS

Etudiants travaillant en BU

A l’origine…

Le SCD de l’Université de Poitiers a initié fin 2014 un important projet de restructuration de la principale bibliothèque de son réseau : la BU Droit-lettres, sur le campus de Poitiers. La première phase de ce projet a conduit à la création – en lieu et place d’une salle de lecture auparavant dédiée au droit et sciences économiques – d’un espace de 900 m² adapté à la diversité des pratiques de travail des étudiant·e·s (notamment le travail collaboratif) et à la médiation numérique : la Ruche, ouverte au public en janvier 2016. Parallèlement à l’aménagement de cet espace, des travaux de mise en accessibilité de l’ensemble du bâtiment ont été réalisés et une réflexion s’est engagée sur l’enrichissement de l’offre de services aux usagers, en accordant une attention particulière à l’accueil et l’accompagnement des publics en situation de handicap.

Il est très rapidement apparu préférable d’élargir le périmètre de cette réflexion à l’ensemble du SCD. Ce travail a abouti à la constitution d’un réseau transversal dédié au handicap et à la mise en place d’une offre de services adaptés, sous le pilotage et la coordination du responsable des services aux publics.

Un réseau de référent·e·s handicap

La réflexion conduite sur l’offre de services à destination des publics en situation de handicap a débouché en premier lieu sur la constitution d’un réseau de référent·e·s handicap opérant à l’échelle du SCD. Cette organisation apparaissait particulièrement pertinente dans un contexte marqué par un fort éclatement géographique (12 BU réparties sur 5 sites géographiques principaux) et visait à doter les principales bibliothèques d’un ou plusieurs agents spécialement formés et sensibilisés aux problématiques d’accueil des usagers en situation de handicap. La création de ce réseau a bénéficié de la motivation de nombreux collègues – catégories B et C – désireux de s’investir sur ces questions permettant à l’appel à volontaires de se révéler fructueux. Un important dispositif de formation a été mis en place, en collaboration avec la responsable de la formation continue du SCD, permettant à l’équipe de référent·e·s handicap de développer leurs connaissances et leurs compétences sur ces nouvelles activités inscrites dans leurs fiches de postes. Les collègues ont ainsi pu suivre des actions de formation relatives à l’accueil handicap en bibliothèque mais ont également pu enrichir leurs connaissances sur des problématiques plus larges en lien avec le sujet, de l’initiation à la LSF à la place du handicap dans l’enseignement supérieur.

Nous avons choisi dès l’origine de nous appuyer sur les dispositifs et structures existants en matière d’accueil handicap au sein de l’Université. La collaboration avec le Pôle handicap de l’établissement semblait ainsi une évidence. Dans un premier temps, nous avons procédé à l’acquisition de matériels spécifiques à destination des usagers en situation de handicap, matériels sélectionnés avec le Pôle handicap pour compléter son offre. Nous avons ainsi pu acheter deux lecteurs audio Daisy, une machine à lire (dispositif permettant la numérisation et la restitution par synthèse vocale du contenu de documents écrits) et une plage Braille, ainsi qu’une boucle audio portative. Ces appareils ont bénéficié d’un financement spécifique via le projet PARE, projet IDEFI (initiative d’excellence en formations innovantes) de l’Université de Poitiers, au titre de l’amélioration de la réussite de tous les étudiants. Outre ces achats concertés, la coopération s’est poursuivie par des échanges réguliers entre les référent·e·s handicap du SCD et les chargé·e·s d’accompagnement du Pôle handicap. Ils ou elles participent ainsi aux réunions des référent·e·s handicap du SCD, diffusent l’information sur notre offre de service et aiguillent au besoin les étudiant·e·s dont ils assurent le suivi vers les services du SCD.

Un travail de communication et d’information a également été entrepris auprès des autres acteurs de l’accueil handicap à l’Université, notamment les enseignant·e·s référent·e·s dans les composantes pédagogiques ou l’association Handisup Centre-Ouest qui accompagne les étudiant·e·s en situation de handicap dans leur vie quotidienne. L’offre de services handicap du SCD a également été présentée devant différentes instances de l’établissement (notamment le Conseil documentaire) et le SCD est régulièrement associé aux travaux et actions menés par l’Université en matière d’inclusion des étudiant·e·s en situation de handicap.

L’accessibilité de l’offre documentaire et l’offre de services

La structuration de ce réseau visait à améliorer l’accessibilité de l’offre de services et de l’offre documentaire des bibliothèques du SCD de Poitiers.

Au niveau de l’offre de services, outre le prêt de matériels mentionné ci-dessus, le SCD a entrepris de valoriser certains services susceptibles de répondre aux problèmes d’accessibilité d’une partie des publics en situation de handicap. Par exemple, le service de renseignement en ligne Ubib.fr, qui permet d’obtenir une assistance bibliographique à distance, peut répondre à certains besoins pour les personnes empêchées de se déplacer à la bibliothèque, tout comme l’offre de ressources électroniques accessibles à distance. De même, le déploiement sur les postes informatiques publics des bibliothèques du logiciel de correction orthographique Antidote™, installé à la base pour permettre aux étudiant·e·s de rendre des travaux écrits sans fautes d’orthographe ou de grammaire, se révèle particulièrement utile aux usagers atteints de troubles dys.

Conformément aux préconisations du Guide de l’accompagnement de l’étudiant handicapé à l’université de la CPU (2012), nous avons entrepris également de renforcer l’accessibilité de l’offre documentaire du SCD. Dans un premier temps, une convention a été signée en janvier 2017 avec l’Association Valentin Haüy en vue de donner accès à la médiathèque EOLE à l’ensemble des usagers des BU de Poitiers éligibles au dispositif. Dans un deuxième temps, le SCD a déposé – avec le Pôle handicap – un dossier afin d’obtenir l’agrément pour bénéficier de l’exception handicap au droit d’auteur. Cette démarche a conduit – par arrêté ministériel du 5 octobre 2017 – à l’inscription de l’Université de Poitiers sur la liste des organismes bénéficiant de cette exception handicap et à l’octroi à l’établissement de l’agrément pour accéder aux fichiers numériques des œuvres auprès des éditeurs. Les services de l’Université de Poitiers peuvent à ce titre procéder à des adaptations d’œuvres sous droits sans autorisation préalable des ayants droits ni compensation financière. L’accès aux fichiers des éditeurs se fait via la plate-forme PLATON gérée par la Bibliothèque nationale de France (BNF).

Bilans et perspectives

Deux ans après la mise en place du réseau de référent·e·s handicap, il est possible de dresser un premier bilan sur les réussites et les difficultés rencontrées dans ce développement d’une offre de services plus inclusive et mieux adaptée aux étudiant·e·s en situation de handicap.

A l’échelle de l’Université, le développement de cette offre de services a contribué à renforcer le positionnement du SCD comme service pleinement acteur de la réussite de tous·tes les étudiant·e·s. Même si des efforts de communication sont encore nécessaires, ce travail étant par essence sans cesse à recommencer, le rôle et les actions du SCD en matière de services handicap sont connus et reconnus par les instances de l’Université et par les structures et services intervenant dans ce domaine. Les personnels du SCD sont ainsi régulièrement sollicités pour présenter leurs actions dans différentes rencontres et journées d’étude ou de sensibilisation sur la thématique de l’inclusion des publics en situation de handicap.

Ce souci de prendre en compte les besoins des étudiant·e·s en situation de handicap semble également de mieux en mieux reconnu par les usagers concernés eux-mêmes, qui ont pour un certain nombre bien identifié le rôle et l’accompagnement que pouvaient leur apporter les référent·e·s handicap dans les BU. Cette visibilité accrue se traduit depuis septembre 2018 par un nombre croissant de demandes d’adaptations d’ouvrages qui atteint aujourd’hui la vingtaine. Cette situation a mis en lumière les fragilités de notre organisation interne. Le circuit de traitement des adaptations a dû ainsi être déjà adapté et l’équipe de référent·e·s handicap découvre une activité chronophage mobilisant des compétences techniques pas toujours évidentes à maîtriser. Des efforts de rationalisation des procédures et des circuits ainsi que de formation sur une maîtrise optimale des outils et des règles d’adaptation sont à prévoir dans les prochaines semaines. Une clarification de notre engagement quant au niveau de service à rendre est aussi à réaliser, afin de pouvoir informer précisément les usagers de ce qu’ils peuvent attendre ou pas des équipes du SCD en matière d’adaptation, en fonction des moyens que nous pouvons mobiliser.

A l’échelle du SCD, l’organisation du réseau des référent·e·s handicap a permis de constituer une équipe investie et motivée sur une activité reconnue comme valorisante et particulièrement utile. Les référent·e·s ont sans aucun doute gagné en compétences et enrichi leurs connaissances d’une problématique qui dépasse le cadre des métiers de la documentation. Le choix d’un travail en transversalité sur une thématique commune a permis également de constituer une équipe disposant d’une forme de « culture commune » tout en permettant de renforcer les échanges entre personnels exerçant dans des bibliothèques parfois géographiquement éloignées. A l’inverse, et malgré le soutien de l’équipe de direction et des responsables de service, ce fonctionnement transversal peut provoquer quelques points de friction avec une organisation du travail en grande partie encore structurée de façon verticale. Des ajustements sont là encore à trouver pour mieux définir dans les fiches de poste la quotité de travail à consacrer aux missions spécifiques des référent·e·s handicap dans les différentes bibliothèques du réseau, aucun des référent·e·s n’étant dédié à plein temps sur ces activités.

Le développement d’une offre de services plus accessible et véritablement inclusive au SCD de Poitiers s’est effectué simultanément dans plusieurs directions afin de définir une organisation du travail à même de soutenir le déploiement d’une offre de services. La construction de ces fondations a rencontré les préoccupations de l’établissement et a pu ainsi s’inscrire pleinement dans la mise en place par l’Université de sa politique d’accueil et d’accompagnement vers la réussite des étudiant·e·s en situation de handicap. Une dynamique s’est enclenchée à l’échelle du SCD, dynamique qu’il convient maintenant d’entretenir en améliorant encore la structuration du réseau et en étant capable de dimensionner convenablement notre offre au regard des demandes des usagers et des moyens humains et matériels que le SCD est en capacité de mobiliser. La montée en puissance de l’activité d’adaptation de documents sous droits figure à cet égard un défi réel riche de risques comme de promesses.

Frédéric Duton
SCD Poitiers
Responsable BU Sciences Techniques et Sport
Chargé de la communication, de la formation des usagers et des services aux publics

Contact : frederic.duton@univ-poitiers.fr

 

 

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Des bibliothèques DAISYrables en Savoie Mont-Blanc

Visuel de l'opération des bibliothèques DAISYrables. Texte de l'affiche : Les bibliothèques DAISYrables : un accès à des livres audio dans un format adapté pour lire sur ses deux oreilles.

A partir de juin 2018, Savoie-biblio en partenariat avec l’Association Valentin Haüy propose un accès illimité et gratuit à des livres audio dans un format adapté  DAISY dans 20 bibliothèques des Pays de Savoie.

Contexte de l’opération

Cette action s’inscrit dans le Plan de Développement de la Lecture Publique 2015-2020 voté par les élus du Conseil Savoie Mont Blanc (CSMB) : Affirmer le rôle essentiel de la lecture publique au service du lien social -> Favoriser l’accès à la lecture et à la culture des publics spécifiques et empêchés ; favoriser l’accès au livre numérique pour les personnes en situation de handicap.

Principe

Faire bénéficier des bibliothèques des Pays de Savoie d’un accès à la base Eole de l’association Valentin Haüy (AVH). Cela leur permet de fournir les fichiers audio format Daisy aux personnes concernées.

Organisation

  • Le Conseil Savoie Mont Blanc a conventionné avec l’Association Valentin Haüy le 13 juillet 2017, et a transmis à l’AVH la liste des bibliothèques participantes ; l’opération se déroule jusqu’en 2020, avec le même groupe de bibliothèques.
  • Chaque bibliothèque a un accès à la base Eole
  • Elle vérifie les conditions d’accès de la personne qui souhaite avoir le fichier Daisy d’un document
  • Elle télécharge les fichiers au format Daisy à partir de la base Eole
  • Elle transmet le fichier à l’usager, sur le support qu’il souhaite : clé USB, CD, smartphone

Savoie-biblio organise et finance deux journées de formation dispensées par l’AVH afin d’être autonomes dans la mise à disposition de ce service dans leur bibliothèque.

A qui s’adresse ce service ?

Ce service dénommé  « Bibliothèques DAISYrables » est réservé aux personnes pouvant bénéficier de l’exception à la législation sur le droit d’auteur. Il s’adresse donc exclusivement à toute personne empêchée de lire  en raison d’un handicap (moteur, visuel, cognitif, psychique) ou de troubles dys. Pour avoir accès aux livres audio en format Daisy, il leur faut présenter un document attestant qu’elles sont empêché.e.s de lire. Ce document doit être pertinent au regard de leur situation.

Comment en bénéficier ?

Les personnes concernées peuvent se rendre dans une des Bibliothèques DAISYrables (17 collectivités de Savoie et Haute-Savoie ont répondu à la proposition) :  Aix-les-Bains, Annemasse, Challes-les-Eaux, Cluses, Dingy-Saint-Clair, Drumettaz-Clarafond, La Balme-de-Sillingy, Magland, Margencel, Novalaise, Pont-de-Beauvoisin, Publier, Serrières-en-Chautagne, Sillingy, réseau de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc (bibliothèques de Chamonix, les Houches, Servoz, Vallorcine), Viviers-du-Lac, Yenne. L’accès à ce service est gratuit après inscription à une de ces bibliothèques.

Quels livres trouver ?

Les livres auxquels les lecteurs ont accès sont disponibles sur la bibliothèque numérique Eole. Ils peuvent choisir parmi 25 000 titres de livres, avec une grande variété de genres.  Ils peuvent effectuer des recherches par auteur ou par titre. L’équipe de la bibliothèque est à leurs côtés pour les accompagner dans leurs recherches, comme elle le fait tous les jours pour les lecteurs de la bibliothèque.

Qu’est que le format DAISY ?

DAISY (Digital Accessible Information SYstem) est  un format pour livres audio. Les livres audio en format Daisy sont  des livres structurés permettant une navigation aisée à l’intérieur du texte.  Ainsi il est possible de se déplacer dans l’enregistrement de chapitre en chapitre, de paragraphe en paragraphe, de phrase en phrase. Il est également possible de régler la vitesse de lecture sans que la voix ne soit déformée, choisir le timbre de la voix, poser un signet à un endroit au cours de la lecture, comme un marque page à retrouver plus tard, avoir l’indication du temps de lecture écoulé et du temps restant jusqu’à la fin du livre. Et surtout, la lecture reprend à l’endroit exact où la personne a arrêté sa lecture.

Comment lire un livre en Daisy?

Une fois téléchargé, le livre en format Daisy peut être gravé sur un CD. Il peut aussi être enregistré sur une clé USB ou une carte SD. Il  faut ensuite un appareil capable de lire le format Daisy. Pour cela, il faut installer un logiciel sur un ordinateur, ou une application spécifique sur un smartphone ou une tablette. Il existe des appareils spécifiques, dits « lecteurs Daisy », dans lesquels il suffit d’insérer le CD, la carte SD ou la clé USB.

Envie d’en savoir plus, contacter Claire BURGHGRAEVE

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« Reims : des biblio-thèmes à la BM !

Couverture du livret Biblio-thèmes : les dys. Texte figurant sur la couverture : Bibliothèque municipale de Reims. Biblio-thèmes. Documentation à l'intention des proches aidants. Logos de la bibliothèque de Reims et de la ville de Reims.

La bibliothèque municipale de Reims propose des biblio-thèmes. Il s’agit de livrets destinés aux proches aidants. C’est-à-dire aux familles ou aux professionnels qui sont amenés à côtoyer des personnes en situation de handicap mais aussi au public handicapé.

Chaque livret regroupe deux parties :

– les ressources : avec les services proposés par la bibliothèque municipale, les associations locales et nationales, les organismes et institutions, les sites internet.

– des suggestions de lecture : avec une bibliographie comprenant romans, témoignages, guides pratiques, documentaires et films.

Des mallettes pédagogiques sont à disposition dans les médiathèques Jean Falala et Croix-Rouge.  Elles comprennent le livret mais aussi de la documentation sur les structures d’accueil, les associations et les administrations spécifiques.

Il est également possible de télécharger les livrets sur le site internet de la bibliothèque : www.bm-reims.fr rubrique services, accessibilité.

Le 29 septembre 2018, pour promouvoir ce dispositif, un colloque organisé avec l’association DFD 51 aura lieu à la médiathèque Jean Falala, qui portera sur la dyspraxie.

Avec ces biblio-thèmes, la bibliothèque municipale de Reims vise à sensibiliser et à accompagner toutes les personnes en contact avec des personnes en situation de handicap pour une meilleure accessibilité à la lecture.

Envie d’en savoir plus ? Contactez  Aurore Sohier

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Ciné-ma différence : le cinéma c’est pour tout le monde !

Phographie prise avant une séance de Ciné-ma différenceLa médiathèque André Labarrère est la première bibliothèque de France à intégrer le réseau Ciné-ma différence  qui milite pour et organise des projections adaptées à de multiples publics, inclusives puisque l’objectif est de faire cohabiter dans une même séance des publics concernés par le handicap et d’autres qui ne le sont pas.

Pourquoi ?

Regardez la vidéo : https://youtu.be/DdKqOfy3w0U

Il s’agit donc :

  • d’ouvrir les portes des cinémas aux personnes en situation de handicap, comme à tout le monde, en même temps que tout le monde (pas de séance « réservée »)
  • de permettre à des familles de sortir ensemble, même si l’un d’entre eux est handicapé,
  • de changer le regard du « grand public » sur le handicap

Pour qui ?

Ces projections sont ouvertes à TOUS, avec ou sans handicap. Elles sont particulièrement adaptées aux personnes, enfants et adultes, autistes, polyhandicapés, avec un handicap mental, ou des troubles psychiques, présentant des troubles du comportement.

En quoi les séances sont-elles adaptées ?

Lien vers le film d’avant séance : http://www.cinemadifference.com/Film-avant-seance-POP-UP.html

  • Présence de bénévoles et d’agents accueillants et disponibles avant, pendant et après la séance. Ils sont nombreux (8 en moyenne, 2 agents et 6 bénévoles) et très visibles avec leurs gilets jaunes
  • Information de l’ensemble du public et en particulier du public non concerné par le handicap, selon différentes modalités (directement et individuellement par les bénévoles/ agents présents, flyers, discours collectif, film d’avant séance)
  • Extinction progressive de la lumière
  • Niveau sonore abaissé
  • Projection sous-titrée en français, éventuellement pour sourds et malentendants

Où ?

Dans l’auditorium de la médiathèque André Labarrère, Place Marguerite Laborde à Pau. La médiathèque est labellisée Tourisme et Handicap pour les 4 handicaps. L’auditorium fait 120 places dont 10 PMR.

Quand ?

6 séances par an le samedi, à 15h.

Prochaines séances :

  • 07 juillet 2018 : Vaïana, la légende du bout du monde
  • 22 septembre 2018
  • 1er décembre 2018

Comment ?

C’est gratuit ! (comme tous les services du réseau des médiathèques de la Communauté d’agglomération Pau-Béarn-Pyrénées depuis 2009),  dans la limite des places disponibles. La réservation est recommandée pour les groupes et les personnes en fauteuil.

Quoi ?

Les films projetés sont toujours des films grand public, familiaux, choisis parmi le large fonds de DVD du réseau des médiathèques. Ce sont en général des films récents, mais aussi, pourquoi pas, des films plus classiques que l’on a plaisir à redécouvrir sur grand écran. Ont déjà été proposés : Vice Versa, Le petit Nicolas, Belle et Sébastien, Belle et Sébastien : l’aventure continue, Le Pôle Express, Un monstre à Paris, E.T l’extra-terrestre, L’ascension.

Qui s’en occupe à Pau ?

La coordination est assurée par Sylvia Gonzalez, chargée de mission handicap de la ville de Pau et Anne-Laure Garrigues, bibliothécaire à la médiathèque André Labarrère. Les bénévoles présents aux séances sont issus de 3 associations (+ 1 étudiant) :

Ces associations assurent aussi un relais efficace pour toucher le public handicapé.

Et comment ça se passe, après 7 séances ?

Très bien !

  • Depuis 1 an, aucun incident à déclarer, des séances très calmes
  • Des gens heureux à la sortie ! (et qui nous le disent)
  • Une reconnaissance de la part des personnes concernées par le handicap, qui osent enfin venir. Certains sont venus pour la première fois « au cinéma » grâce à ce dispositif.
  • Très bon accueil de la part des personnes non concernées par le handicap, séduites par le principe, qui réalisent la difficultés des autres et sont rassurées par la présence des bénévoles (qui les dispensent d’intervenir en cas d’éventuel problème)
  • Des bénéficiaires imprévus : familles avec nourrisson ou enfants en bas âge
  • Et du coup des agents et des bénévoles fiers et prêts à recommencer

Quelques chiffres :

En 2017, sur 5 séances, le nombre moyen de spectateurs était de 50 dont 27 concernés par le handicap. En 2018, sur 3 séances, ce nombre est passé à 75 dont 55 concernés par le handicap.

Envie d’en savoir plus, contactez Anne-Laure GARRIGUES

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Atelier de conception universelle Tulitoo

La médiathèque José Cabanis de Toulouse a accueilli mercredi 4 avril 2018 l’atelier « LE LIVRE ACCESSIBLE DE DEMAIN », atelier de conception universelle autour du livre. Il était animé par Sophie Martel (fondatrice de l’agence Tulitoo, précédemment directrice des éditions jeunesse benjamins media).

L’objectif de cet atelier était triple :

  • Présenter le contexte des éditions accessibles (les éditeurs associatifs et les centres agréés de transcription) et ses évolutions de nature juridique, technologique et sociétale en faveur d’une société plus inclusive.

  • Présenter les besoins spécifiques, techniques et culturels, de chaque public en situation de handicap (sensoriel, cognitif, mental, moteur) et le socle commun à plusieurs publics, enfin la définition de la conception universelle.

  • Mettre en situation les participants pour:

    • réfléchir de façon interprofessionnelle à des pistes innovantes de livres qui, tout en étant à destination du grand public, intègrent également des modules d’accessibilité,

    • collaborer à des actions de médiation et d’action culturelle proposées notamment par les bibliothèques,

    • connaître les éditions accessibles existantes papier et numérique en France et à l’étranger mais aussi repérer, parmi la production grand public, les livres accessibles à certains publics spécifiques.

L’une des originalités de cet atelier a été son caractère interprofessionnel. Il a réuni des professionnels représentatifs de la chaîne du livre et des prescripteurs et acteurs culturels (auteur, éditeur, packageur, bibliothécaire, libraire, enseignant, documentaliste, orthophoniste, chargé de mission de l’agence régionale du livre, adjoint du patrimoine). Tulitoo a veillé lors des inscriptions à ce que ce panel soit respecté. Le groupe au complet réunissait douze participants.

L’atelier a duré toute la journée, de 10 à 17h. La matinée, théorique, était une introduction à l’édition accessible (Pourquoi l’édition accessible devient un sujet pour l’ensemble de la chaîne du livre ? / Handicaps et accès aux livres / Compensations et typologie). L’après-midi, mise en pratique, a consisté en la visite de l’espace L’œil et la lettre de la médiathèque José Cabanis (les services et les équipements) et un atelier créatif en binôme.

Cet atelier était l’aboutissement de la journée. Il a duré 2 heures. La consigne était la suivante « Quelle serait votre proposition de livre grand public mais aussi accessible pour un ou plusieurs publics spécifiques ? Envisager l’esthétisme du rendu final, pas de limite de budget, pas de limite technologique ». Les participants ont travaillé en binôme. Certains ont saisi l’opportunité d’être dans une bibliothèque pour mener des recherches parmi les rayonnages de livres. Chaque binôme a ensuite présenté leur projet de concept à l’ensemble du groupe qui réagissait.

Pour la partie atelier, une phase supplémentaire de réalisation d’un prototype pourrait être intéressante, tout comme l’invitation de professionnels ou de lecteurs eux-mêmes en situation de handicap. Enfin, sur l’ensemble de la journée, les participants ont demandé comme poursuivre ces échanges avec des actions concrètes sur la durée. Chaque professionnel a beaucoup appris des autres ; des outils, des techniques, des expériences, des ressources, etc. La dimension interprofessionnelle de cet atelier est l’un de ses points forts. Des contacts sont pris avec les agences régionales du livre afin que cet atelier soit organisé dans d’autres régions.

 photoTulitoo

Les actions en direction des Dys à la Bibliothèque de Toulouse

La Bibliothèque de Toulouse, comme quelques bibliothèques publiques françaises, vient d’obtenir son inscription dans le cadre de la nouvelle Exception Handicap, qui permet désormais de diffuser des fichiers numériques adaptés aux publics Dys, sous certaines conditions.

Pour accompagner ce nouveau service et prendre en compte leurs difficultés de lecture, la bibliothèque propose aux Dys de bénéficier d’une durée de prêt élargie. Ainsi, les personnes présentant un trouble des apprentissages ou un handicap bénéficient dorénavant d’un prêt de 6 semaines pour tous les documents sur tout le réseau

Le département pôle L’Oeil et la lettre propose en outre aux publics Dys de tester des applis spécifiques d’aide à la lecture (Appidys, Voice dream reader…) sur tablettes en accès libre. Il organise à la demande des formations à l’utilisation des bibliothèques numériques et  met en place des rendez-vs personnalisés pour les Dys sur inscription  au 05-62-27-45-86 ou par mail : accessibilite.bibliothèque@mairie-toulouse.fr.

Cette nouvelle offre fait suite à différentes actions de sensibilisation aux troubles DYS, comme l’organisation d’un salon du livre Dys en partenariat avec l’Apedys 31 à l’automne 2017.

Numok 2016 : 2 ateliers accessibles aux déficients visuels à la médiathèque Marguerite Duras

Par Hélène Kudzia

Lors d’une journée d’étude sur les tablettes, destinée aux bibliothécaires de la Ville de Paris, Fabienne Le Hein et moi avons présenté 2 ateliers numériques inclusifs, accessibles aux déficients visuels. Nous partageons ici la trame de notre intervention sous la forme d’un PowerPoint, car nous pensons que ces actions peuvent facilement être reconduites à la médiathèque Duras ou ailleurs. 

2 enfants un casque sur les oreilles, une tablette dans les mains

Atelier jeux sonores à la médiathèque Marguerite Duras : on joue à A blind Legend (copyright Médiathèque Marguerite Duras)

En octobre 2016 a eu lieu la 2e édition du festival Numok, autour de la culture numérique. Et cette année 2 ateliers étaient accessibles aux déficients visuels !

1. Atelier collectif de découverte des applications participatives (toutes les applications ne sont pas accessibles avec VoiceOver).

2. Jeux sonores

Toutes les applications présentées sont gratuites et disponibles sous IOS.

 

 

Retour d’expérience : Port’âge auprès du public déficient visuel à la médiathèque Marguerite Duras

objets symbolisant le portage : sac à dos, livres, livres audio, dvd

par Lou (Service civique mission Port’âge, médiathèque Marguerite Duras – Paris)

Le Port’âge est le service de portage de documents (livres, DVD, CD, livres audio, revues, etc.) à domicile des bibliothèques de la Ville de Paris. Gratuit, il est assuré par des volontaires du service civique auprès des personnes âgées ou handicapées.

En octobre 2015, j’ai commencé ce service civique de dix mois à la médiathèque Marguerite Duras (20e). Il s’agit, avec la médiathèque Marguerite Yourcenar (15e), de l’un des deux pôles « Lire Autrement » adaptés aux déficients visuels. Cela signifie une équipe formée à l’accueil de ce public, des collections spécifiques (documents en gros caractères, textes lus, format audio Daisy, DVD en audiodescription), un matériel informatique adapté, des animations et des services particuliers (prêt de lecteurs Daisy, ateliers multimédias, etc.).

Pendant quelques mois, nous avons été deux volontaires à assurer ce service auprès d’une quarantaine de bénéficiaires. Ce partage des tâches m’a laissé davantage de temps pour m’investir auprès des neuf malvoyants ou non-voyants bénéficiaires du Port’âge.

Tout d’abord, j’ai évidemment continué les visites à la Résidence Saint-Louis, un ensemble de studios réservés aux personnes souffrant de déficience visuelle et gérés par le Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts. Je rendais visite à sept personnes toutes les trois semaines.

Si les documents les plus fréquemment prêtés aux personnes non-voyantes ou malvoyantes étaient les textes lus, les livres et revues au format audio Daisy et les DVD (en audiodescription ou non), il m’est également souvent arrivé d’effectuer pour eux des téléchargements sur les plateformes réservées aux bénéficiaires de l’exception Handicap que sont la BNFA (Bibliothèque numérique francophone accessible) et Eole, la bibliothèque numérique de l’association Valentin Haüy. Je mettais ensuite ces livres audio sur des supports numériques (clés USB ou cartes SD) que les bénéficiaires m’avaient fourni préalablement.

L’une de mes bénéficiaires, si elle était familière des textes lus, appréciait particulièrement la lecture en braille. La médiathèque de l’association Valentin Haüy envoie gratuitement par voie postale des livres en braille, mais les valisettes contenant les documents sont volumineuses et parfois lourdes, ce qui empêchait cette personne de faire directement appel à eux. Tout au long de l’année, j’ai donc fait venir des livres de l’association Valentin Haüy à la médiathèque Marguerite Duras pour lui porter ensuite.

Enfin, j’ai également apporté mon aide pour chaque séance de « L’oreille ne fait pas la sieste ». Cette animation est un rendez-vous mensuel autour des livres audio pendant lequel deux bibliothécaires présentent des coups de cœur ou des documents sur une thématique précise (les contes, les sélections du Prix France Culture-Lire dans le noir…). Mon aide consistait à préparer le matériel, proposer thé et gâteaux, aider les usagers à trouver des documents en rayon, enregistrer leurs choix. J’ai également eu l’occasion à quelques reprises de présenter moi-même des livres audio.

L’exception handicap en quelques chiffres à la médiathèque Marguerite Duras

Avec l’ouverture de la médiathèque Marguerite Duras en 2010, le réseau des bibliothèques de la Ville de Paris lançait son deuxième pôle Lire Autrement : une équipe formée à l’accueil des déficients visuels, des collections et des animations accessibles aux aveugles et malvoyants, bref un projet inclusif autour de la mixité des publics. 6 ans plus tard, le bilan est très positif !

Façade Médiathèque M Duras (c) Marc Verhille

Façade de la Médiathèque Durac (c) Marc Verhille

Les usagers aveugles et malvoyants sont au rendez-vous et de plus en plus nombreux : sur 362 bénéficiaires de l’exception handicap inscrits dans le réseau parisien en 2015 (238 en 2014), 73 se sont inscrits à Duras et 74 y ont emprunté des documents en 2015.

Si les usagers reviennent régulièrement, c’est avant tout pour profiter de la variété des collections mises à leur disposition. En tête des usages, on trouve le prêt de livres audio. Les collections spécifiques de livres et revues DAISY ont attiré 42 déficients visuels qui ont emprunté 718 documents DAISY (362 sur CD, 356 via téléchargement). Une petite moitié des inscrits aveugles et malvoyants ne recourt pour l’instant qu’aux collections accessibles à tous : DVD en audiodescription, musique, livres en gros caractères, livres tactiles… La gratuité offerte aux bénéficiaires de l’exception handicap pour l’emprunt de tous les supports est très appréciée.

Comme l’ensemble des fréquentants de la médiathèque, les aveugles et malvoyants manifestent leur intérêt pour la variété des services offerts et la possibilité d’alterner entre services personnalisés et activités inclusives : richesse de la programmation culturelle, portage, ateliers multimédia, notamment sur les lecteurs DAISY et le téléchargement de livres DAISY (31 séances en 2015)…

Nul doute que l’expérience acquise par l’équipe de la médiathèque Marguerite Duras joue un grand rôle dans le succès de son pôle Lire Autrement.