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« Bibliothèques en Seine Saint-Denis » lance un cycle de réflexion autour du handicap et de l’accessibilité

Par Hélène Kudzia

L’association des bibliothèques en Seine Saint-Denis initie un cycle autour du handicap en bibliothèque. Le thème est abordé pour la première fois par l’association. L’initiative revient à la bibliothèque de Montreuil qui a alerté l’association sur certains besoins et sur les obligations légales.

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La première séance, vendredi 16 mai, a laissé une large place à un tour de table et à l’état des lieux des projets en cours ; elle a ensuite été consacrée au handicap visuel. La prochaine séance aura lieu à l’automne sur une thématique à définir en fonction des demandes. Les séances seront consacrées à la présentation de ressources et d’actions menées en bibliothèques pour différentes catégories de publics empêchés et pourront aussi prendre la forme de visites d’équipements spécialisés ou déjà engagés dans l’accueil de ces publics.

Pour les membres de l’association il est important d’aborder la question à l’échelle du département, pour mutualiser les questionnements et les expériences de chacun.

En 2012, le Conseil Général de Seine Saint-Denis a mené une enquête sur l’accessibilité des équipements culturels, qui a donné lieu à la parution d’un guide dans lequel l’accessibilité des bibliothèques ne semble pas toujours bien renseignée. Pour compléter et actualiser ces données et pour préparer ce cycle, les participants ont été invités à remplir en amont un questionnaire dressant l’état des lieux de l’accessibilité de leur établissement.

Le dépouillement des questionnaires et le tour de table initial ont permis de pointer la diversité des équipements, les inégalités dans les budgets, les actions mises en place avec des publics empêchés et des actions de sensibilisation.

 

Voici quelques points abordés lors des discussions qu’il m’a semblé intéressant de relever :

  • Plusieurs bibliothécaires du département sont porteurs de handicap. On rappelle l’intérêt pour tous – publics et équipes – d’intégrer des agents en situation de handicap.
  • Des équipements, même récents, ne sont pas accessibles au niveau du cadre bâti. Certains proposent un cheminement accessible par un itinéraire très compliqué ; d’autres travaillent à une entrée pour tous par « la grande porte ».
  • On souligne l’intérêt de travailler avec les missions handicap des villes qui permettent d’avoir une vision globale de l’accessibilité et des retours d’usagers.
  • Quelques bibliothèques ont des partenariats avec des associations ou des bibliothèques spécialisées : actions de sensibilisation, accueil d’une permanence d’une bibliothèque spécialisée, préparation d’une convention avec une autre bibliothèque spécialisée…
  • L’accueil de groupes (SESSAD, ESAT, IME, IMPRO) semble plus fréquent et mieux identifié que l’accueil en individuel.
  • L’ensemble de l’équipe doit être sensibilisé, formé, la question du handicap doit être un projet d’équipe, et ces accueils ne peuvent pas reposer seulement sur les volontaires, sans quoi on n’assure pas de continuité de service.

Souhaitons que les prochaines séances soient aussi fructueuses en échanges d’idées et de bonnes pratiques et permettent à chaque bibliothèque de développer davantage de services accessibles. Et gageons que l’association s’engagera, après cette réflexion initiale,  à intégrer l’accessibilité de façon régulière dans ses différents groupes de travail pour évoquer, par exemple, le multimédia et les jeux vidéo accessibles, les lectures adolescentes en format adapté, le cinéma pour tous…