art visuel

Retour du festival Sign’ô

Par Marie-Noëlle Andissac

De nombreux festivaliers se pressaient le samedi 1er juin au théâtre des Mazades à Toulouse pour assister au festival Sign’ô, rencontre des arts en langue des signes.

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Cette 5ème édition a proposé des spectacles exigeants et réussis . Notre collègue Béatrice Béral nous a confié ses impressions :

La compagnie de Lucie Lataste, Danse des signes a présenté un extrait de Hiroshima mon amour ,dansé en LSF avec un jeu exceptionnel entre 2 danseurs acteurs qui restituait l’essence du texte de Duras: intimité, sensibilité, sensualité. Un pari esthétique pour la chorégraphe qui a voulu montrer «comment le signe et sa foisonnante expressivité peut donner une autre vision de ce texte fort du répertoire contemporain».

De son côté, après avoir testé une première version avec seulement des entendants et une seconde uniquement avec des sourds, la Compagnie de l’Inutile présentait autour des «Amours inutiles» de Maupassant un vrai spectacle bilingue parfaitement synchronisé sans voix off, ni sous titrage. Avec ce croisement de personnages ou celui qui s’exprime en français trouve une réponse en LSF et vice versa, il s’agissait d’une vraie proposition théâtrale et non d’un simple interprétariat. Un spectacle drôle, facétieux, tendre, parfois grinçant, voire cruel.

Enfin la compagnie Bakhus présentait un spectacle musical et dansé entièrement visuel. Deux magnifiques dos dont les muscles bougent en rythme accueillaient le spectateur. Les projections de visages sur le dos des danseurs contribuaient à semer la confusion . Etaient- ils de face ou de dos? Les danseurs jouaient avec leur image projetée. Création très originale mêlant toutes les genres de danse urbaine. Un beau travail de synchronisation entre les deux danseurs et les vidéos.

Pari gagné pour ce festival accessible à tous qui favorise le dialogue entre les deux cultures, sourde et entendante !

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