« La tenture de l’Apocalypse d’Angers », un nouveau volume de la collection « Sensitinéraires » (CMN, Editions du patrimoine)

Par Vanessa van Atten

« La tenture de l’Apocalypse d’Angers », cinquième titre de Sensitinéraires éditée par les Éditions du patrimoine, une collection unique, ce nouveau volume destiné aux malvoyants et aux non-voyants propose de découvrir du bout des doigts les panneaux colorés de la plus ancienne et la plus grande tapisserie médiévale conservée, présentée dans son écrin angevin.

Un CD audio complète le livre.

En bibliothèque, une médiation humaine est indispensable pour accompagner la lecture et les commentaires de ce type d’ouvrage.


Après quatre volumes principalement consacrés à des édifices architecturaux, celui-ci propose de « lire avec les doigts » un chef d’œuvre unique de l’art médiéval : la tenture de l’Apocalypse. Aujourd’hui encore, ses 103 mètres de long donnent le vertige ; il faut pourtant se souvenir qu’elle en faisait à l’origine près de 140 ! Commandée par le duc Louis Ier d’Anjou, fondateur de la quatrième maison d’Anjou, elle fut tissée à la fin du XIVe siècle. Entreprise dans une période de forte effervescence culturelle, avec d’immenses moyens, elle a été réalisée en sept ans, délai exceptionnellement court pour une telle œuvre.
La tenture illustre le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, écrit par l’Évangéliste saint Jean à la fin du Ier siècle de notre ère, montrant les fléaux qui s’abattent sur l’humanité et les combats entre le Bien et le Mal. Elle s’achève par l’image rassurante de la victoire de Dieu délivrant un grand message d’espoir, contrairement à ce que son titre laisse imaginer. Véritable fresque du temps médiéval, elle reflète aussi les troubles contemporains de sa création.
Symboles, personnages divins, démons, bestiaire fantastique côtoient des figures fort réalistes de paysans, de gens de guerre et d’hommes d’église qui sont autant de témoins de l’époque où elle fut conçue.
L’ouvrage remet cet ensemble dans le contexte imposant du château d’Angers où la tenture est installée depuis 1954, de retour de la cathédrale. Il prend également en compte les récentes restaurations du logis royal, construit au XVe siècle par le roi René d’Anjou, ainsi que des remparts sud.

Le processus de fabrication de ces riches ouvrages est unique en son genre. Découvrez-le ici :
https://www.youtube.com/watch…

Pour en savoir plus sur cet ouvrage, disponible à partir du 15/12/2014 : http://editions.monuments-nationaux.fr/fr/le-catalogue/bdd/livre/890

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s